jeudi 31 décembre 2009

Ma minute blonde

Préambule : Amies ou lectrices blondes ... ce billet n'est pas contre vous ... je ne fais que m'abaisser à reprendre ce lieu commun qui considère les blondes comme des écervelées ... Une année complète dans les pattes ... je fatigue ... vivement 2010 !
Ceci étant posé, que je vous explique : hier, après des mois d'énervements, j'ai enfin décidé de prendre le taureau par les cornes. La source de mon énervement ? la centralisation d'ouverture automatique de mon véhicule qui avait de grosses ratées. Il fallait que j'appuie plusieurs fois pour ouvrir TOUTES les portes, et je me retrouvais régulièrement devant les portes arrières fermées, voire celle du coffre. Or j'ai la fâcheuse habitude, en arrivant à la maison, la voiture au fond du garage, de laisser la clé dans la voiture, pour ne pas passer des heures, le lendemain, à la chercher pour partir. Idem en sortant de la voiture à l'extérieur, les clés disparaissant dans le sac à main le temps de sortir les filles de la voiture ... Avec mes soucis de clé, je devais revenir dans la voiture ou replonger dans le sac à main, chercher la clé, m'escrimer sur le bouton, revenir vers les portes arrières ... breeeeeffff, beaucoup de battements de bras, des jurons à la pelle ... et de l'énervement à pas cher.
Mamoune m'a suggéré d'aller chez Citroen ... peut-être une histoire de pile ... passssss bête !!! Voilà une idée qu'elle était bonne.
Je me suis donc pointée hier matin ... la bouche en coeur, chez citroen ... service entretien ... ma clé à la main ...
'- vi madame ?
'- j'ai un pb avec ma clé ... je ne sais pas ce qui se passe ... blablabla .... ' démonstration à la clé ...
'- vous n'êtes pas déjà venu pour ça ?
'- ... non ... je m'en souviendrai quand même ...
'- OK, vous permettez ?
'- je vous en prie'.
En ... quoi ... 10 secondes ... il a appuyé sur les boutons de configuration du tableau de bord. Il est sorti de la voiture. Il a appuyé sur la clé .... miracle ... ça marche ...
'-walla madame ... il y a un réglage qui permet de n'ouvrir que la porte avant ... vous avez dû faire une fausse manip"
' - ...'
'- je vous en prie'.
Maintenant que j'y pense ... huhuhu ... fin octobre, j'ai bien effectivement tâtonné dans les boutons ... pour changer l'heure ... je conduisais ... je faisais deux choses en même temps ... manifestement mal ... j'ai dû riper ...
Quelle cruchhhhhhhhhhe !!!

mercredi 30 décembre 2009

Back to home

La plongée a pris fin, et il a bien fallu remettre la valise dans la voiture, la voiture sur la route et retrouver le chemin du home sweet home.
L'occasion de me rendre compte, qu'à force de faire toujours la même route, de partir toujours aux mêmes heures, de boire toujours la même quantité de thé ... je m'arrête toujours dans les mêmes aires d'autoroute. Notamment celle que je veux éviter à chaque fois (qui met à disposition des enfants, pour la modique somme de ..., un cheval de manège) et qui nécessite que je hausse le ton pour dire "non !!!" 3 fois sur 4. Maintenant, elles sont deux à tirer dans l'autre sens ... pas facile ! Sur cette aire, je ne sais pas comment je me débrouille, je m'assois toujours à la même table (je devrais mettre une étiquette) ... celle qui laisse un maximum d'espace autour de moi pour poser sacs et manteau ... et une vue plongeante sur l'aire de jeux destinées aux enfants ... histoire de ne perdre personnes des yeux pendant que je sirote mon café.
Et pourtant, à chaque fois, j'oublie. Sur la route, je surveille l'heure, les panneaux. Je m'inquiète de ce que je vais réussir à faire coïncider l'aire idéale avec l'heure H (celle où Pomponnette aura envie de faire pipi et où Natourelle aura faim). Et, à chaque fois, quand l'aire en question arrive, je pousse un soupir de soulagement ... "ouf, c'est cool ... j'ai de la chance !".
Ce n'est pas une question de chance .... c'est juste calculé .. pouuuuuuuuuuur !!

samedi 26 décembre 2009

Un noël de rève

Déjà le 26 ... le compte à rebours s'est emballé d'un coup d'un seul, et le tourbillon est passé ... et quel tourbillon !
La famille, réunie. Les proches ... plus proches le temps de ces quelques jours. Le même plaisir, la même ambiance, la sérénité de mon enfance. Sans nostalgie mais avec délice, je m'en repais.
De la joyeuse marmaille qui se retrouve et se redécouvre avec toute la spontanéité des enfants ... un seul bloc de 5 enfants, joyeux, rieurs, joueurs. Ma Pomponnette qui se jette à corps perdu dans sa passion de sa cousine ... et qui s'éloigne avec sécurité de moi. Avec, tout de même ce besoin que je lui confirme "maman ... toi et Clémence, c'est vous ma famille hein ?" ..."non, ma belle, ta famille est bien plus large que cela ... nous ne sommes que le noyau dur ..."
Les bons p'tits plats de Mamoune, les tables de fêtes, les rires, les bulles, les discussions débridées, les souvenirs idiots qui remontent à la surface et qui nous font nous gondoler de rire (même s'ils ne sont pas tous à mon avantage ... heureusement que la cassette d'animauville faite par Lili, Umberbracht et moi n'est plus en circulation)
Des témoignages d'amitiés qui me viennent de toute part, et qui me rappelle que je ne traverse pas ma vie comme un fantôme sans rien effleurer ... ou en laissant les gens indifférents. Que les fils tissés que l'on croyait fragiles, se révèlent parfois bien plus solides que dans nos croyances.
Et puis, le père Noël et ses cadeaux ... des enfants comblés (pour combien de temps, hélas ?) et mon "ça brille" comme l'appelle Natourelle qui est enfin sorti de sa boite.
Et finalement, la conviction que, ce n'est ni à mon doigt ni à mon cou que ça brille le plus ...
J'aimerai que votre noël fut aussi intense que le mien



PS : mais alors côté neige ... une misère !! pas un pet de flocon !! chui maudite !!!

mardi 22 décembre 2009

La force des traditions

Marrant comme certaines habitudes se perpétuent, de génération en génération, sans que rien ne vienne vraiment expliquer la chose, à part peut-être le fait que les enfants passent tous, à un moment ou à un autre, par ces étapes.
Hier, dans la voiture, Pomponnette scrutait l'horizon, pour apercevoir les montagnes de Mamoune et Grand-père. A peine aperçues, la voilà qui s'exclame "Natourelle, je les ai vues, je suis la première, j'ai gagné !!!". Quelques minutes après, elle s'endormait. Petite phrase anodine, que sa soeur n'a peut-être même pas vraiment saisie, mais qui m'a, personnellement, catapultée des années en arrière. A cette époque où, à l'arrière de la voiture, Lili, Umberbracht et moi-même scrutions la route, pour apercevoir le premier le panneau "Auch", signe que nous approchions de chez Mamy et Papy. Fallait pas le louper, vu qu'on avait une chance par an de gagner. Lili était forte à ce jeu. Plus de persévérance ? plus de mémoire ? plus de talent ? ... peu importe. C'était un jeu récurent, et si aujourd'hui nous nous retrouvions tous ensemble dans une voiture sur cette route, je suis quasiment certaine que j'entendrai Lili nous annoncer "ça y est, je l'ai vu ... la première".
Chez mes parents, mes filles se disputent le même poupon. Le gros "Jacques". Celui que mes parents m'avaient offert il y a ..... pfuit ..... un siècle. Je me rappelle de ce jour assez précisément. J'ai en tête un film muet. Je vois le paquet devant moi, et mes parents me parlant, me disant des trucs, que je ne comprends pas. Je fixe le paquet. Paquet qu'ils finissent par me donner, excédés. Je le prends, avec un petit sentiment de malaise, celui de n'avoir pas bien répondu à leur attente. Mais avec une certaine joie aussi, celle de le toucher enfin. Je sais aujourd'hui qu'il voulait que je me rende compte que ce poupon avait le même prénom que mon père, mais à l'époque, j'étais sourde à tout ça. Juste intéressée par le poupon en question.
Mes filles, aujourd'hui, en sont dingues. C'est à celle qui le chipera à l'autre. Je peux comprendre !
Comme une tradition désormais inébranlable, cela ne fait pas 24H que nous sommes ici que j'ai déjà une fille qui a de la fièvre. Pour qui, pour quoi, l'histoire nous le dira. Les sujets ne manquent pas. Mamoune dit que c'est normal. Nous faisions cela aussi. T'en avais toujours un pour faire le malin. Je crois qu'elle dit ça pour me consoler.
Il n'y a pas à dire, il y a des traditions qui m'émeuvent plus que d'autres.

lundi 21 décembre 2009

Just arrived

On voulait éviter la neige ... on a évité la neige.
On préférait éviter le verglas ... et on a évité le verglas. Grâce à un judicieux appel de Mamoune ce matin avant de partir ("j'dis ça, j'dis rien, mais j'ai entendu dire qu'à Saint Arnoult c'était le gros bronx").
On voulait passer par Paris ... on a finalement visé Clermont.
On n'avait pas pensé au vent ... et on s'est tapé un vent d'enfer. Depuis Clermont jusqu'à l'arrivée, un zef à vous faire changer de voie en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Un peu de stress donc, malgré une allure ralentie, de voir un camion venir nous faire des bisous collés serrés. Mais finalement, rien, juste une conduite attentive et tendue ... Et 5 heures de Dora l'exploratrice pour faire patienter Pomponnette (qu'avait-elle de mieux à faire ? réviser les départements ? compter les voitures ?) ... et des gâteaux pour faire patienter Natourelle.
Quelques pauses, quelques cafés. Des arrêts pipi, des stops détente. Et finalement, 8H30 de route pour rejoindre Mamoune et Grand-Père, scandés dans la voiture par une Natourelle excédée et pressée d'arriver.
Les repères sont (re)pris, les charentaises m'attendaient dans ma chambre. Prise de connaissance des menus ... rien à redire. Les connexions fonctionnent (tant celles du boulot que les connexions personnelles). La semaine peut donc commencer, le Père Noël peut se pointer ... on est fin prêtes.

clin d'oeil

Les filles viennent de se lever. En ouvrant la porte de Natourelle, la phrase a fusé :
-"et j'ai fait caca, en plus"
- ... ... ". M'ennnnnnfin ... en plus de QUOI ?

dimanche 20 décembre 2009

En ordre

Le plein de la voiture est fait. J'ai mis du lave-glace. Vérifié le niveau d'huile. J'ai refait la pression des pneus. J'ai passé un petit coup sur le pare-brise avant et arrière. Un petit coup aussi sur les glaces des fenêtres arrière, pour faire plaisir aux filles.
Tout ce qui devait passer en machine est passé en machine. Repassé, plié, rangé. Les jouets des filles vont subir un tourbillon dans pas longtemps, du genre qui va les catapulter dans les caisses et les placards.
Les valises sont faites, et les affaires casées dans le coffre. Les gâteaux sont prêts, la bouteille d'eau aussi. La batterie du lecteur DVD est chargée et Pomponnette a choisi les DVD. Reste les bidules de dernière minute : doudou, brosse à dent ...
La neige a fondu devant le garage, et je vais donc pouvoir en sortir sans crainte.
Les comptes sont faits, les factures payées, les déclarations sur internet terminées.
La pâte à crêpe est en train de reposer. Ce soir, on se fait plaisir !
Tout est donc en ordre.
En ordre pour partir.
Il me restait une dernière chose à faire. Un truc que je repousse depuis longtemps.
Mais à force de repousser, je risquais de voir ce sujet se transformer en résolution pour 2010. Il était donc juste temps. Juste temps que je mette un dernier coup de chiffon.
J'ai donc trouver le courage de fermer l'adresse e.mail de Choupinou. Celle que je gardais encore ouverte, au cas "z'où" ... quelqu'un qui chercherait à le contacter ... . Oui, je sais, ça sonne comme une pauvre excuse facile. Au bout de 2 ans 1/2, je ne reçois plus que des spams. Mais je m'accrochais quand même, bêtement, à l'idée que c'était encore utile.
Or je sais bien que les morts n'ont pas besoin d'adresse e.mail. Et les vivants ne devraient pas s'accrocher si longtemps à ces petites choses qui soulagent au début, puis qui font sursauter à chaque mail reçu, puis qui piquent et qui font mal.
Natourelle n'avait toujours pas d'adresse mail. Il est certain qu'à 2 ans, sa correspondance reste encore balbutiante, mais qui sait ... dans quelques années cette adresse sera peut-être prise. J'ai donc transformé l'adresse de son papa ... en son adresse à elle. un petit clic de rien du tout, et un petit bout de vie s'efface. Par chance, avec mon opérateur, un autre bout de vie peut également commencer. Un lien entre Choupinou et Natourelle, un don en quelque sorte, un signe tout bête pour deux êtres qui n'ont pas eu la chance de se connaître et qui aurait eu beaucoup à partager. A commencer par leurs plaisirs de la bonne chère.
un jour, je raconterai à Natourelle comment est née son adresse mail. Un jour où il sera temps de refaire un peu d'ordre .. pour avancer un peu plus loin.